La Chronique Insulaire, tome 1
L'ECHIQUIER D'EINÄR

UNE NOUVELLE VERSION PARAITRA AU 3e TRIMESTRE 2010 AUX EDITIONS DU PRE AUX CLERCS
nouveau texte, nouveau titre...
(dès que possible, la nouvelle couverture sera en ligne)
![]() |
VERSION D'ORIGINE : Èd. Nestiveqnen, juin 2001 468 pp INDISPONIBLEÝ (illustration (c) Luis Royo) rÈed. 9/2002 rÈed. 4/2004
|
QUATRIEME DE COUVERTURE (éditions Nestiveqnen)
Le dieu Ein”r vient de dÈcouvrir qu'au contraire de ses congÈnËres, il est douÈ du pouvoir de rÍver. Il se lance alors dans une partie d'Èchecs mentale afin de remodeler l'univers ý sa mesure et de renvoyer aux limbes les anciennes divinitÈs chtonniennes. Un ý un, il choisit ses pions, poussant l'inconscience jusqu'ý introduire sur son Èchiquier ophidien des piËces Èchappant ý sa crÈation : les Hommes.
Ý
L'immense armÈe du sorcier Guiderod progresse sur l'Óle Modar'Lach, rÈserve des dieux, rasant et exterminant tout sur son passage. Rien ni personne ne semble pouvoir l'empÍcher d'atteindre les terres sacrÈes d'Hyriance. Face aux pertes considÈrables subies par les derniers protecteurs du Vieux Monde elfique, le Comte Tzvetan, gardien des Marches, se tourne vers les anciennes lÈgendes et fait appel aux grands dragons, endormis au pied de l'arbre PÈridixion.
Ý
Lorsque le dragon Bromatofiel s'unit ý l'’me tourmentÈe de l'une des piËces maÓtresses d'Ein”r, le prince dÈchu AkhÈris, le dieu-rÍveur rÈalise que sa partie d'Èchec est peut-Ítre entrain de lui Èchapper...
Bienvenue dans mon univers avec ce prologue aux Chroniques Insulaires, o˜ la mort n'est qu'une vue de l'esprit, la mÈmoire une scËne des plus rÈelles, et la vie... Ah ! la vie ! un grain de sable dans les rouages des Immortels. Je vous invite ý suivre le vol du Grand Opalin, le dragon lunaire Bromatofiel, dont la plaine mentale recueille tous ceux qu'il juge dignes de l'habiter en attendant le rÈveil de son compagnon de toujours, le dieu Wilfredion. J'ai voulu une trame rÈaliste avec non pas un hÈros, mais une palette de personnages profondÈment humains, qui avancent de front, affrontant chacun ý sa maniËre, suivant son vÈcu, le destin imaginÈ pour eux par un dieu inconscient. C'est que ces anciennes divinitÈs ont oubliÈ d'o˜ elles venaient, et que le monde jusqu'alors immuable de leurs crÈatures - faunes, centaures, mages elfiques etc.. - a basculÈ lorsque les Hommes ont ÈtÈ introduits sur l'Echiquier par Ein”r, le dieu-rÍveur, qui ne parvient pas ý les maÓtriser. Avec lui, j'ai imaginÈ cette partie d'Èchecs ý trois dimensions pour vous emporter dans ma Fantasy, au sens plein du terme.
![]()
Il y a de grands secrets dans l’univers, et celui de son origine en
est un.
Tout le monde y va de son hypothèse. Quelques-uns prétendent
savoir, et argumentent avec hauteur en se servant des mythes qui bâtirent
leur religion.
Pourtant, aucun ne sait, car tous semblent ignorer que le monde n’existe
que par la façon dont on le perçoit. Dont on le rêve,
ou dont on se rappelle l’avoir traversé.
Je n’espère pas être compris de vous. J’ai une histoire
à raconter, qui ne vaut que par la mémoire que j’en ai
gardé. Or, je ne vis ni dans votre monde, ni par les lois qui le régissent.
Je n’existe pas, de la façon dont vous le concevez, tout comme
à mon échelle, vous n’avez guère de réalité
à opposer à la mienne.
Mon nom est Einär.
Je suis de cette race que vous qualifiez inconsidérément de
«divine ». Je ne suis pas un dieu, en fait, bien qu’à
votre échelle je n’aie pas d’âge et que je sois immortel.
Je suis différent de vous, d’une autre essence, d’un autre
temps. Mes semblables et moi sommes ceux qui vous ont précédés,
et qui, sans doute, poursuivront leur ennuyeuse existence après que
le dernier d’entre vous aura disparu. A vos yeux, certes, je suis donc
un dieu, mais vous auriez tord de m’assimiler à ces divinités
élémentaires, naturelles, qui expliquent votre monde, visible
et invisible, et vous permettent ainsi d’exister. Je n’ai rien
à voir avec cela. Je n’ai rien à voir avec la Nature,
la Terre Mère, le Ciel ou le Royaume des Morts.
Je suis Einär, et mon unique pouvoir, ma toute-puissance, réside
dans le rêve.
Je rêve, et je tisse le cours du temps à ma guise. Je raconte
et découvre à la fois l’histoire de ce qui vit, et de
ce qui meurt.
Cette faculté n’a pas toujours été mienne. Je la
dois sans doute à cette interminable éternité que je
traîne derrière moi, et qui me devance. Comme tout ce qui est,
je subis l’évolution, et je me suis adapté à l’ennui
qui détruit un à un mes congénères en les plongeant
dans une léthargie sans fin. Dans l’oubli.
Je rêve, et l’histoire qui suit est le fruit de ma création.
Mes rêves sont votre réalité, et me permettent d’y
participer.
Celle-ci est celle des êtres qui m’ont servi à tisser ma
propre trame, l’avènement d’un multivers qui n’obéira
désormais qu’à mes règles.
Dorénavant, je vis dans et par la mémoire du grand dragon opalin,
Bromatofiel. Là-bas réside l’essence de tous les mondes,
et de ceux qui ont été élus par la conscience sacrée
de Bromatofiel ou de ses congénères. Les dieux eux-mêmes
sont bien peu de chose à côté des dragons, car ils ne
les ont pas créés. Les dragons m’ont aidé dans
ma tâche, avec indulgence et sagesse. Ils savent que je n’existe
pas vraiment, et que mes rêves ne sont que ce qu’ils sont, des
créations mentales. Je sais que Bromatofiel en rit, parfois, comme
il rit de moi, sans méchanceté. Simplement parce que je ne suis
qu’un enfant, à côté de lui et de sa phénoménale
mémoire où nous demeurons tous, êtres éternels
comme simples mortels…
D’ici, depuis cette dimension mouvante peuplée des souvenirs
du monde, tout semble si étrangement dénué d’importance
qu’il m’est difficile de commencer mon récit. Le temps
et l’espace me sont étrangers, mais je les devine élastiques
et sans fin. J’ai eu tant de mal à comprendre leur essence, et
pourtant je ne sais déjà plus très bien ce que signifie
naître et mourir pour vous. Cependant, grâce au dragon, je sais
qu’il y a une infinité d’espaces, de dimensions, de réalités,
et que toutes s’interpénètrent et interfèrent entre
elles au gré des dieux et au gré du Temps qui passe, malgré
tout.
Mais je sais aussi que rien, pas même cela, ne peut rivaliser avec la
complexité humaine confrontée aux plans divins. Je l’ai
rêvé et mis en scène pour ceux d’entre vous, Mortels,
qui voudront bien se souvenir de moi, et m’adorer encore un peu.
![]()
NominÈ au premier tour du Prix Merlin 2001 (vote public)
Le prix
Merlin est un prix du public. Le public vote sur le site du prix par mail
(bulletin de vote) en donnant obligatoirement son nom et son prénom
ou par courrier postal
Il y a deux tours. Le premier tour porte sur un liste indicative que les votants
pourront consulter sur le site. Il s'agit d'ouvrages parus dans l'année
qui précède la remise du prix (par exemple les parutions de
l'année 2003 pour le Prix Merlin 2004). Ces romans ou nouvelles appartiennent
aux genres fantasy ou fantastique et sont rédigés en langue
française. Idéalement, les votants doivent
désigner au premier tour jusqu'à cinq romans et cinq nouvelles.
Mais nous tenons compte des votes qui choisissent au moins trois romans ou
trois nouvelles. Rien n'empêche le votant de désigner un titre
qui ne figure pas sur la liste si ce titre appartient aux genres fantasy/fantastique,
est bien paru en 2004 et est bien rédigé en langue française.
Ces titres seront bien entendu ajoutés à la liste proposée
au public.
Le deuxième tour porte sur une liste de romans et de nouvelles qui
ont remporté une majorité de voix au premier tour.
